Etudier à l'étranger

3 - Bien préparer son départ

Envisagez vos études à l'étranger

Vous voilà prêt à accomplir le grand saut et envisager vos études en dehors de l’hexagone. Votre dossier est bouclé. Mais il faut encore prévoir votre hébergement sur place, les ressources financières qui permettront de faire face aux dépenses courantes et aux éventuels imprévus, vous assurer d’une couverture santé, …  

N’attendez pas le dernier moment pour vous atteler à tous ces aspects de votre future vie loin de chez vous pour éviter que l’aventure ne se transforme en « galère ».

Check list de tout ce que vous devez régler avant votre départ !

 

En reconnaissance …

Idéalement, partir en repérages avant le départ ultime vous permettrait de rechercher sur place votre établissement, l’hébergement, de déposer des CV pour un job, par exemple. Dès votre arrivée, votre programme doit être bien ficelé. Il est impérativement conseillé de vous rendre au bureau des relations internationales de l’établissement qui vous accueille et de prendre contact avec les associations étudiantes. Bref, maximisez les contacts lors de votre déplacement !

Si cela ne peut se faire, faute de moyens, démenez-vous en sollicitant le plus possible les anciens étudiants de votre fac  qui sont allés dans la même université que celle choisie pour connaître leurs bons plans et les galères à éviter.  

Lisez les pages pratiques des guides touristiques, allez sur les sites des offices de tourisme…

Consultez le site de l'ecsta (European Council for Students Affairs) qui regorge d’informations sur la vie étudiante dans les pays européens (aides financières, logement…).

Et en connaissance de la langue !

Pour un job, un stage, un travail à l’étranger, vous devez connaître l’ensemble des démarches à accomplir.

Il est évidemment plus pratique d’obtenir ces infos précieuses en pratiquant la langue du pays d’accueil ou du moins d’en avoir de bonnes bases. A défaut, une bonne maîtrise de l’anglais est indispensable.

Les organismes proposant des cours et stages de langue sont légion mais coûteux. Mais cela peut être une solution efficace si vous souhaitez une remise à niveau intensive avant de partir.

Vous pouvez toujours opter pour des échanges de conversation avec des jeunes étrangers venus étudier en France ! Les étudiants étrangers ERASMUS ont soif de curiosité et sont prêts à venir à votre rencontre dans un café.

Renseignez-vous auprès des associations étudiantes pour connaître leurs endroits préférés.

Enfin, l’e-learning  (méthodes d’apprentissage en ligne) a remplacé les bons vieux laboratoires de langue et vous permettra, sur internet, de faire des progrès significatifs et de préparer les différents tests et diplômes linguistiques parfois exigés par l’établissement à votre arrivée : TOEFL, TOEIC, GMAT , IELTS (anglais/américain)), CILS (italien), DSH (allemand)…

 

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants :  

 

S’occuper des formalités

Même si les formalités liées à un séjour dans un pays de l'Union européenne sont moins fastidieuses que si vous partiez dans une zone hors Europe, vous aurez à vous en préoccuper avec minutie.

En tant que ressortissant de l’Union européenne, vous pouvez entrer dans un autre pays de l’Union européenne sur simple présentation d’une carte d’identité ou d’un passeport. Vous pouvez y séjourner ou travailler pendant 3 mois sans avoir d’obligations particulières.

Pour un séjour d’une durée supérieure à 3 mois, première chose à vérifier avant de partir : vérifiez la validité de votre carte d’identité ou de votre passeport, et demandez un titre de résident ou de séjour, valable 1 an pour les étudiants et stagiaires.

Pour l’obtenir : vous devez être inscrit dans un établissement d’Enseignement agréé, justifier d’une couverture d’assurance maladie (voir notre focus) et disposer de ressources suffisantes

Enfin, votre permis de conduire français est valable au sein de l'Union Européenne.

 

Question budget

Soutien des parents, bourse, épargne personnelle, prêt étudiant, job d’appoint… Vous devez nécessairement établir un budget prévisionnel qui comprenne les frais de scolarité et les frais inhérents à votre quotidien : voyage, logement, installation,  nourriture, transports, loisirs, assurance. En fonction du niveau de vie du pays, évaluez les ressources dont vous aurez besoin.

Les modes de financement les plus courants sont les bourses de mobilité versées, sous certaines conditions d’éligibilité, dans le cadre des programmes communautaires (Erasmus). Contrairement aux bourses sur critères sociaux attribuées et gérées par les CROUS, ces aides sont attribuées par les établissements et à solliciter auprès du service des Relations Internationales de votre université.

Des aides à la mobilité internationale du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche ou du Ministère des Affaires Étrangères sont également disponibles.

D’autres bourses à destination de publics spécifiques (étudiants chercheurs) sont intéressantes : le programme d’excellence Lavoisier ouvert à tous les étudiants en thèse dans le domaine des Lettres, Sciences Humaines et Sociales, ou encore la bourse Marie Curie pour les jeunes chercheurs scientifiques …

Enfin, prenez en compte que certaines bourses peuvent être délivrées, en partie, après le séjour à l’étranger.

Renseignez-vous avant de partir !

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants :

Assurez-vous que vos moyens de paiement (carte bancaire) soient valables dans le pays d’accueil. Soyez prévoyant en conservant un mémo du numéro d’urgence à appeler de l'étranger en cas de perte ou de vol.

 

Bon plan
Avec la carte étudiante internationale ISIC, vous pouvez bénéficier de nombreux avantages (réductions dans les transports, en matière de logement, sur la culture, les transports, loisirs, restauration…  
Pour en savoir plus : cliquez ici.

 

Un job sur place ?

Vous pourrez naturellement envisager de trouver  un job sur place : partir au pair, être assistant français à l'étranger, (voir programme Comenius) travailler dans la restauration etc. Excellent pour l’apprentissage d’une langue au quotidien, c’est aussi la garantie d’éprouver in situ le mode de vie d’un pays et sa relation au travail !

Rappelons-le, dans les pays de l’Union européenne, outre la liberté de séjourner et circuler, vous avez parfaitement le droit de travailler dans le pays d'accueil pour compléter vos revenus ou subvenir à vos besoins. Le droit du travail du pays d'accueil vous sera alors applicable. Pour la majorité des pays membres de l’UE, pas besoin d’un permis de travail.

Mais il est toujours plus prudent de se renseigner avant votre départ auprès de l'ambassade du pays concerné.

Si votre pays d’accueil en fait obligation, demandez une carte de séjour portant la mention « Communauté européenne » auprès des autorités locales compétentes (mairie ou police, selon le pays) et présentez-leur votre carte d’identité ou passeport, un justificatif de domicile et votre contrat de travail.

 

En savoir plus, consultez les sites suivants :

 

La recherche de votre logement

Il n’est pas vraiment simple de gérer la recherche d’un logement lorsqu’on n’est pas sur place, d’où l’intérêt de pouvoir partir en reconnaissance pour régler cette démarche cruciale et trouver la solution d’hébergement la plus satisfaisante pour vous !
En repérages, renseignez-vous sur les possibilités offertes directement auprès de votre établissement d'accueil, dans les offices de tourisme, auprès des associations étudiantes.

Si les résidences universitaires ne peuvent satisfaire toutes les demandes, pourquoi ne pas vous orienter vers d’autres formules telles que les chambres proposées chez l'habitant, l’échange d’appartement ou la formule « auberge espagnole » prisée par les étudiants Erasmus.  La colocation est un mode économique, pratique et solidaire qui vous permettra de vivre pleinement votre immersion.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Si vous ne pouvez vous rendre sur place : Internet joue un rôle primordial dans votre investigation.

Consultez les offres publiées sur les sites spécialisés et auprès des centres d’information jeunesse du pays.

En savoir plus, consultez les sites suivants :

L’hébergement en auberge de jeunesse du réseau FUAJ est une autre solution temporaire qui vous permettra de chercher sur place un logement plus pérenne, dès que vous aurez pris vos marques. Implantées partout en Europe, elles proposent l’hébergement le moins coûteux : moins de 20 € par nuitée. Il vous faut souscrire à une carte d’adhérent que vous achèterez par correspondance ou sur Internet (ou directement sur place) au prix de 11 €.
Renseignement sur le site de la FUAJ.

 

Focus : Votre couverture santé dans les pays de l’EEE

Pour l'Europe, demandez avant votre départ à votre centre d’affiliation de Sécurité sociale étudiant (Vittavi vous l’adresse ans les meilleurs délais) ou votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) votre carte européenne d'assurance maladie (CEAM).

Valable un an, elle permet d’attester de vos droits à l’assurance maladie (soins médicaux, dentaires, médicaments et hospitalisation nécessaires à votre état) et de bénéficier d’une prise en charge sur place de vos soins médicaux, selon la législation sociale appliquée dans le pays de séjour.

Cette carte, à présenter chez le médecin, le pharmacien et dans les hôpitaux du service public du pays, est valable seulement pour les pays de l’Espace Economique Européen (EEE) ou ayant un accord de prise en charge des ressortissants Européens : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne (y compris les îles Baléares et les Canaries), Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal (y compris les archipels de Madère et des Açores), République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni (l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles, l’Irlande du Nord et Gibraltar), Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse.

 

En savoir plus

Pour connaître les différents systèmes de protection sociale des pays membres de l’UE.

Important : si votre déplacement se fait dans l’UE mais hors programme d’échanges communautaires et que vous n’êtes donc pas inscrit dans un établissement d’enseignement français, vous ne bénéficiez pas du régime étudiant de Sécurité sociale et ne pourrez obtenir la CEAM (sauf à être ayant droit Sécurité sociale d’un tiers).

Vous pouvez alors sous certaines conditions vous inscrire à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE)

 

Bon plan
Attention, la Carte Européenne d’Assurance Maladie ne permet pas la prise en charge optimale de vos dépenses de santé et ne prévoit ni assistance sanitaire ni rapatriement. Même en Europe, vous pourrez faire face à des dépenses très au-delà du niveau de prise en charge de la Sécurité sociale française.
Pour vous permettre d’étudier à l’étranger l’esprit tranquille, Vittavi vous propose la garantie Extra Pass Two qui vous permet d’être mieux couvert et de ne pas en être de votre poche ! Elle comprend notamment une assistance rapatriement dans le monde entier.