De l’air, de l’air !

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Les effets nocifs de la pollution de l’air sur notre santé ne sont plus à prouver. Ils se sont mêmes multipliés durant ces dix dernières années.

 

 

Il serait d’ailleurs possible de gagner quelques années de vie supplémentaires si seulement le degré de pollution en Europe était ramené à un niveau « raisonnable » (même si c’est encore beaucoup).

 

L’été dernier, une étude européenne, Aphekom, avait collectées des données dans 25 des plus grandes villes d’Europe et les résultats étaient alarmants !

 

Les personnes d’au moins 30 ans pourraient gagner, si le taux de particules était ramené au seuil défini par l'OMS (10 microgrammes par mètre cube d'air), 22 mois à Bucarest, 14 mois à Barcelone, 11 mois à Rome, environ 6 mois à Paris, 5 mois à Bordeaux et 3,6 mois à Toulouse…

 

L’effet à long terme étant prouvé scientifiquement (cancers, maladies pulmonaires et cardio vasculaires), il est aussi important de rappeler l’effet à court terme d’un tel niveau de pollution atmosphérique : une hausse du nombre de décès. Plus 3,9 % pour les décès hors accidents et morts violentes et plus 4,4 % pour les décès d'origine cardio-vasculaire. Cela invite à réfléchir…

 

Malgré le fait que les causes soient bien connues (diesel, chauffage au bois), la situation ne s’améliore pas et pire, elle régresse. En avril 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était ministre de l'environnement, avait voulu mettre en place les « Zapa » (Zones d'Actions Prioritaires pour l'Air) dont l’accès aurait été interdit aux véhicules les plus polluants.

 

Mais la ville de Bordeaux, qui devait tenter cette expérience l’a « remise à plus tard ».

 

Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que l’air que nous respirons redevienne « respirable ».

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